Résumé du pourquoi avec trop de questions! Partie 2

J’en étais où dans ce brouhaha compliqué?

Ah oui, mon fils de 4 ans qui va à la pré-maternelle se fait mettre dehors du service de garde, il cumule des échecs importants à l’école et pauvre que coeur il a une mère en dépression qui vient de se séparer et qui doit rouler un budget de deux salaires avec 66% du sien!

L’école apprend bien vite que je ne travaille plus et à ce moment précis commence un cercle sans fin. Tous les jours, l’école m’appelle pour venir chercher mon enfant à l’école, me donne des rendez-vous avec tous les spécialistes et finalement me disent que la pré-maternelle n’étant pas obligatoire au Québec, ils ne sont pas dans l’obligation de maintenir la fréquentation scolaire de mon fils!!!!! QUOI! Et oui on a voulu mettre un enfant de 4 ans dehors de la pré-maternelle. En fait ils ont pas juste voulu, ils l’on fait mais au même moment mon attente pour un psychologue à Ste-Justine s’est finalement terminée et j’ai eu le rendez-vous tant espérer!
La face du psy quand il a su cette histoire, il est allé, en personne, dire qu’ils étaient entrain de scrapper la vie d’un petit garçon intelligent en voulant le mettre dehors à 4 ans et qu’ils étaient coupables de faire croire a mon enfant que l’école ne voulait pas de lui. Ben vous savez quoi ? Encore aujourd’hui mon fils est convaincu que l’école ne l’aime pas et ne comprends toujours pas pourquoi! Alors sous les recommandations du psychologue, mon garçon réintègre l’école avec une aide en classe et encore là je me fais appeler régulièrement, ils ont peur d’un enfant de 4 ans, sérieusement je ne comprendrai jamais ce qui s’est passé cette année là ! Mais arrivé en juin quand la direction m’a dite qu’ils voulaient envoyer mon fils dans une école de troubles de comportements dès sa maternelle à l’autre bout de la grand ville, j’ai eu la confirmation que repartir dans ma banlieue c’était la meilleure solution pour le moment.

J’ai voulu donner une deuxième chance à mon fils avec l’école, repartir à zéro, pour lui, pour moi, pour demain…

L’été c’est super bien passé, on était confiant, petit bonhomme avait si hâte de commencer l’école, il à voulu lui aussi passer à autre chose, oublier l’an d’avant et enfin avoir une vie de petit garçon normal. Du haut de ses cinq ans, il savait déjà qu’il avait une étiquette grosse comme le monde dans son front et était bien résolu à la faire disparaître…

C’est avec espoir, main dans la main que moi et mon fils sommes partis à la rencontre d’une nouvelle année scolaire et d’une nouvelle commission scolaire. Vous savez, j’ai vraiment voulu croire au système d’éducation du Québec, vraiment…

À suivre.

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Résumé du comment avec trop de pourquoi! Partie 1

À la garderie petit bonhomme est presque parfait, les éducatrices du milieu familial l’adorent, je suis chanceuse d’avoir trouvé cette place pour mon fils. Il vieillit, les jours se suivent c’est la routine quoi! Puis arrivent les crises à la maison, les comportements dérangeants en public, les refus de ci de ça. Bah, c’est grandir me direz-vous le terrible two, le terrorist three , le fucking four et tout le tralala, et bien on y croit, on veut y croire jusqu’à ce que le tout se produise aussi à la garderie. Au début se sont de petites choses et bien vite on doit intervenir, on encourage les bons comportements, du renforcement positif j’en ai souper des systèmes d’émulations j’en essayé, copié, inventé, réinventé, modifié jusqu’en à vomir, les pictogrammes de ci, de ça, pour ci, pour ça, psychoéducateur du clsc, rdv avec le pédiatre un tourbillon sans fin et des résultats temporaires. La garderie à gardé mon fils parce que je faisais pitié, quand il est parti en pré-maternelle elle a fermé ( pas à cause de lui mais elle est restée ouverte deux mois de plus pourqu’il puisse aller directement à l’école, les éducatrices savaient qu’ailleurs personne le garderait et que j’aurais encore plus de problème et que lui aussi malheureusement). Encore aujourd’hui je me demande ce que j’aurais fait sans elles !

Arrive la pré-maternelle, on y mettais beaucoup d’espoir puisqu’il s’ennuyait toujours, on voyait en l’école une façon de nourrir son besoin de tout savoir, on se disait il ne pourra pas arriver au bout et s’ennuyer puisqu’il y aura toujours quelque chose à apprendre, à faire. Au début, c’était wow , un vrai soulagement, il allait à l’école et au service de garde après, j’allais le reconduire tous les matins et le chercher à tous les soirs après le boulot. J’habitais à deux rues de l’école et je travaillais aussi à deux rues. La vie était presque parfaite, mon copain ( chum que j’ai eu après ma séparation du père de mon fils différent) avait emménagé en juillet, fils commençait l’école et tout allait bien. Puis arriva octobre et les problèmes sont revenus, au début au service de garde, donc on le privait des sorties prévues pour les pédagogiques, l’école avait peur qu’il fasse des comportements dangereux et ne voulait pas être responsable d’un accident ( je les comprends quand même ) mais y avait encore plus de bon moment que de mauvais. Et puis sans crier gare une guerre s’est déclenchée, une guerre contre l’invisible! Effet boule de neige , les comportements inacceptables sont devenus de plus en plus présents, ils n’étaient plus seulement au service de garde mais aussi en classe. Rencontre téléphonique, rencontre avec la prof, avec la direction, plan d’intervention, rdv avec le pédiatre, clsc liste d’attente ( il n’y a plus de psychoéducatrice pour le moment), liste d’attente Ste-Justine pour un psychologue. Mais il continue d’aller à l’école il a même de nouveaux de bons moments. Noël approche, je trouve ça difficile le travail, l’école et le chum ( on se chicane tout le temps, on ne voit pas les choses de la même manière à propos de mon fils, je suis pas assez sévère, il ne croit pas aux différences invisibles) mon garçon semble remonter la pente décembre se passe plutôt bien et enfin les vacances arrivent. On passe un joli Noël , même si je travaille beaucoup ( je suis bonne dans ce que je fais et j’ai des possibilités d’avancement ) je me dis que tout va rentrer dans l’ordre, chaque chose en son temps je pense même à un deuxième enfant.

Janvier 2008 , nouvelle année pleine d’espoir. BANG ! Pendant qu’au travail on m’offre une promotion pour le mois de mai que j’excelle et que je devrais me réjouir les situations catastrophiques recommence à l’école, on m’appelle sans cesse, on me met de la pression comme si j’avais la réponse à tous leurs pourquois et que je ne voulais pas la partager. Pour ajouter un peu de glaçage sur mon gâteau à la maison c’est l’enfer, chum et moi on s’engueule souvent ( ce qui n’aide pas fiston à aller mieux) j’ai l’impression que je ne reconnais plus mon copain y a comme un truc qui à brisé entre nous, il n’est plus certain de vouloir des enfants. Ils n’est plus certain de vouloir des enfants … Avec moi. Le 8 février au matin je pars travailler dans la chicane 2 heures plus tard il vient me porter sa clef de l’appartement au boulot et me dit qu’il me quitte. La même journée l’école me met au pied du mur, mon fils ne pourra plus aller au service de garde à partir de ( je me souviens plus de la date il me laissait genre deux semaines) x date parce qu’il est trop exigeant et me font remarquer qu’ils sont indulgents de me donner un délais qu’ils sont nullement obligés de le faire.cette semaine là je suis devenue un zombie, l’école m’a harcelé tous les jours, plusieurs fois par jours pour ci pour ça, j’ai perdu 10 livres en 6 jours je ne voyais pas la lumière au bout du tunnel. Je vais voir le doc au matin du 14 février, diagnostique : Dépression sévère, arrêt de travail indéterminé.

Je me ramasse seule, en dépression avec un enfants différent entrain de me battre contre des listes d’attentes et une situation économique alarmante 66% de mon salaire pour payer le rythme de vie que nous avions à deux. Quand il est parti il m’a dit qu’il me donnerait  » sa partie  » jusqu’en juin ( ce qui est en soit juste) mais je n’ai jamais vu cet argent.

Bref , j’étais dans la marde financièrement, psychologiquement et je devais me battre pour mon fils de 4 ans!

À suivre…

Je ne veux pas appeler à l’école

C’est simple, non? Je ne veux pas appeler à l’école même si je devrais ( ben oui faut je parle a la psychoéducatrice de notre rencontre de mardi dernier oui oui la rencontre qui a démoli le peu d’estime que mon fils a gagné cet été), en fait ce n’est pas de devoir parler avec elle qui me dérange, c’est que je vais devoir laisser un msg parce que ce sera une boite vocale et que se sera elle qui va décider le moment pour me rappeler. Et là, je vais stresser! Attendre après un appel, quoi de plus horrible et en plus c’est certain qu’elle va rappeler au mauvais moment( genre après la sieste pendant que les enfants crient que dis-je qu’ils hurlent pour la collation parce que comme je suis une si mauvaise mère, ils ont toujours faim car je ne les nourrir pas! ) et que mon fils est revenu. Tsé pour être certaine que je ne puisse pas dire ce que je veux ( je dis pas qu’elle va le faire intentionnellement mais… Apres toutes ces années ou le même phénomène se produit a chaque retour d’appel je me demande vrm si ce n’est pas un complot contre les parents qui savent être ceux qui connaissent le mieux leur enfant, qui exigent des explications et s’imposent quand le besoin se fait sentir… ) parce que j’aurai toute ma marmaille a gérer en même temps et que parler de mon fils devant lui et ses frères c’est tellement PAS la chose à faire!

En même temps chaque fois que le téléphone sonne j’ai peur, j’ai peur qu’on m’appelle pour que j’aille chercher mon fils parce qu’il est en crise ou un truc du genre. Chaque fois je regarde l’afficheur le coeur au bord des lèvres, tellement stressée et quand c’est le numéro de l’école je réponds a reculons et quand on me demande comment ça va? Je réponds toujours : Ça dépend la raison de votre appel!

Alors imaginez l’angoisse de devoir recevoir un appel pour autre chose que le retour d’appel que vous attendiez… Y a de quoi avoir mal à la tête de septembre à juin !